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Extraits

CD 2 :

Rondo Magazin, mars 2010 : Deutsche Barockkantaten Teil 2

« […] Hervorragende Kräfte sind versammelt : Leila Schayegh etwa führt Höchst kompetent die Violinen an. Unter den Sängern erfreut vor allem Hana Blazikova mit ihrem silberhellen, durchschlagskräftigen und wendigen Sopran. Jan Kobow hat als Teno reine paar Paradestücke (in BWV 180 und BWV 81) zu bewältigen und präsentiert sich ebenso koloraturensicher wie deklamatorisch flink. Stephan MacLeod, gleichzeitig Dirigent und Basssolist, profiliert sich nicht minder souverän in der Bassarie “Schweig, schweig, aufgetürmtes Meer“ aus BWV 81. […] »

 

Diapason, mars 2010 : Jesu meine Freude

« […] Dans la BWV 81, on admire les rythmes figuratifs choisis par MacLeod, tant la berceuse accompagnant le sommeil de Jésus que la tempête qu’il calme ensuite. Pascal Bertin et Jan Kobow y sont impeccables. Même réussite dans la BWV 180, dont les couleurs instrumentales foisonnantes et le rythme de gigue du chœur d’ouverture sont magnifiquement traduits. Hana Blazikova est émouvante dans son exaltante aria. Le collage telemannesque constitue une gâterie finale des plus agréables. »

 

Tribune de Genève, 16 février 2010 : Des anges genevois chantent Bach

« En quelques années, l’ensemble vocal et instrumental Gli Angeli Genève s’eset bâti une enviable réputation dans le domaine de la musique baroque allemande sous la direction de Stephan MacLeod. Dans Jesu, meine Freude (Sony), il retrouve son répertoire de prédilection au fil de cantates de Bach, Buxtehude et Telemann. Beauté du son, ferveur, authenticité : les Genevois ont tout juste. »

 

CD 1 :

Gramophone, novembre 2008 : German Baroque Cantatas : Editor’s Choice

« All good marketing principles cast aside, Gli Angeli Genève have assembled five magnificent cantatas from contrasting 17th- and 18th-century North German Lineages. If one can barely absorb the extent of Telemann’s substantial output, the less prolific Johann Christoph Bach and Nicolaus Bruhns remind us of a refined late-17th-century expressive world in North Germany, which one wishes had lasted a little longer before the ubiquitous Italian Monopoly.

    Johann Christoph Bach’s steamy lament is now a celebrated concert work for countertenors, but often clammily accompanied and over-infused with pure operatic gesture. Projection comes in many shapes and forms and the suggestive, soft-grained rhetorical inferences in the delectable dialogues between the irresistible Pascal Bertin and the rich five-part consort convey a potent message of deep, “jeremiad” sorrow.

    Such refinement extends to the full-blooded Jesu, meines Lebens Leben by Buxtehude, whose radiant chaconne is effectively complemented by the jubilant roulades of Jauchzet dem Herren by the short-lived Bruhns. This is a magnificent, concentrated and virtuoso piece for solo tenor, sung here passionately by Jan Kobow.

    […] Telemann’s Funeral Cantata is perhaps the greatest surprise for its remarkably affecting text-setting, lightness of touch in its scoring and supreme attention to detail, not unlike Bach’s own Trauer Ode, in colorific approach if not idiom. It is another wonderful work and Gli Angeli’s grateful account reaches the heights in the concluding chorus (is this and the preceding soprano aria as Bachian as Telemann gets ?) with that master of the oboe, Marcel Ponseele, as beguiling as ever. »

 

Le Monde de la Musique, juillet-août 2008 : Cantates baroques allemandes

« Bach s’inscrivait de plain-pied dans la musique de son temps, comme en témoigne cette admirable anthologie, une des meilleures introductions à l’univers de la cantates baroque allemande. […] Constitué d’instrumentistes actifs dans plusieurs ensembles spécialisés, l’ensemble Gli Angeli Genève séduit par son homogénéité et sa pâte sonore onctueuse. La prise de son en magnifie la texture comme la plénitude des couleurs. Des phrasés et des tempos guidés par le sens du texte (le finale enlevé de la cantate de Bach) permettent aux chanteurs de se faire les meilleures avocats des librettistes. Fondateur de l’ensemble, la basse Stephan MacLeod se distingue par un style racé, une diction parfaite, et une voix égale. […] Johannette Zomer et Jan Kobow sont des modèles de sincérité. Et l’interprétation de la pièce funèbre de Telemann rend justice à un compositeur trop souvent raillé : schlaft wohl, ihr selige Gebeine n’est-il pas aussi beau qu’un air de Bach ? »

 

Deutschlandfunk, 8 juin 2008 : Barock am Bass

« […] Der Bassist Stephan MacLeod hat es geschafft, ein exquisites kleines Ensemble zusammen zu stellen, das sicher schnell seinen Platz in der hart umkämpften internationalen Szene finden wird. Der konzentrierte, spannungsgeladene Ausdruck, der der Musik nichts von ihrer großen Leichtigkeit nimmt, beeindruckt ebenso wie der versierte Umgang mit den spezifischen Artikulationselementen der Zeit. Der ausgewogene Klang der Aufnahme unterstützt die Klarheit der Interpretation. […]??Mit diesem Ensemble hat sich Stephan MacLeod selbst einen lang gehegten Wunsch erfüllt und seiner Heimatstadt Genf zugleich ein Geschenk gemacht. […] »

 

Le Temps, 7 juin 2008 : L’Orchestre de chambre de Bâle et Gli Angeli Genève signent deux enregistrements habités

« […] Quant à Gli Angeli Genève, cette petite formation pleine de talent est le fruit d’une complicité entre musiciens d’ici et d’ailleurs. […] Publié par une major, le tout premier CD a fière allure. Au-delà de cette victoire personnelle, c’est surtout la musique qui parle.

    […] Tout autre climat dans le disque de Gli Angeli Genève. Il s’en dégage une douce et nourrissante ferveur. Des musiciens de premier ordre, des chanteurs d’exception dont les voix s’accordent admirablement (écoutez l’Aria de la Cantate Jesu meines Lebens Leben de Buxtehude) en font une anthologie très attachante. La soprano Johannette Zomer, le contre-ténor Pascal Bertin, le ténor Jan Kobow (superbe d’élan et de lumière dans une cantate de Bruhns) et enfin Stephan MacLeod (sobre et éloquent dans la Cantate Ich habe genug de Bach) rendent justice à des pages qui brillent avant tout par leur intériorité – un baume pour le cœur. »

 

NDR Kultur, 4 avril 2008 : German Baroque Cantatas

« […] Die Trauerkantate "Du aber Daniel, gehe hin" von Georg Philipp Telemann steht am Anfang dieser sehr interessanten Zusammenstellung geistlicher Kantaten des 17. und 18. Jahrhunderts - und gleich von den ersten Takten an kann sich der teilnahmsvolle Hörer angenommen fühlen, diese in ihrer erweiterten Harmonik so ausdrucksvolle Musik spendet Trost, gibt Hoffnung.

Gli Angeli Geneve ist ein kammermusikalisch besetztes Ensemble aus höchstens acht Sängern und acht Instrumentalisten, gegründet von dem jungen Schweizer Bass-Bariton Stephan MacLeod, um die Genfer Musikszene zu beleben. Anregend sind der Oboist Marcel Ponseele, der Blockflötist Bart Coen, der Chor.

Die Liedkantate "Jesu, meines Lebens Leben" von Dietrich Buxtehude wird zum Prüfstein für die Homogenität des Ensembles - denn jede Stimme im Chor ist nur zweifach besetzt. […]»

 

Rondo Magazin, 4 avril 2008 : Klassik – CD - Rezensionen

« […] Besetzungen und Ausdruckscharaktere sind ebenso abwechslungsreich wie ausgewogen und ihre Anordnung folgt zudem einem klaren Spannungsbogen. Vor allem punktet die Aufnahme mit den Sängern, die Ensembleleiter Stephan MacLeod für das Projekt um sich geschart hat: Von Johanette Zomers klar artikuliertem Sopran über Pascal Bertins ausdrucksreichen, aber leichten Alt sowie den mit Glanz und Beweglichkeit einer Barocktrompete jubilierenden Tenor Jan Kobow bis hin zu MacLeods substanzreich-unangestrengten Bass überzeugen die Sänger gleichermaßen im Solo- wie im Ensemblegesang. […] »

 

Concerts :

 

Le Temps, 14 janvier 2009 : L’équilibre du geste choral

« Comme une cathédrale en mouvement, fluide comme l'air. Comme si chaque voûte, chaque transept, chaque pierre trouvait sa place dans cet édifice sonore, à la fois massif et aérien. Bien sûr, il y a cette pesanteur, cette intemporalité des grandes architectures, dont le choral luthérien vibre et se nourrit. Mais, avec l'ensemble Gli Angeli Genève, la musique de Bach et ses contemporains respire, elle s'ouvre, se déploie autour d'une nef profondément incarnée, humaine.

Peut-être parce qu'ici, les élans se vivent de l'intérieur: la basse Stephan MacLeod est à la fois soliste, choriste, et surtout chef. Sa direction, il l'imprime par le bas, depuis les fondations profondes et généreuses qu'offre sa tessiture. Il est à la fois guide et membre à part entière de ses musiciens. La cohésion impressionne; et le public genevois, lundi au temple de la Madeleine, se recueille.

Face à lui, une formation aux dimensions intimistes, seize officiants répartis en double arc de cercle, huit instrumentistes baroques et huit chanteurs. L'un ou l'autre fait un pas en avant, au gré des solos qu'offrent ces cantates de Telemann, Buxtehude et Bach. Mais, bien plus que la brillance des parties virtuoses (les airs de ténor et soprano de «Schmücke dich, O liebe Seele» BWV 180), c'est l'équilibre des registres qui fascine. Voix et instruments s'entrecroisent, marient leurs timbres, jusqu'au fabuleux motet funèbre «Jesu, meine Freude» BWV 227. Dans ce chef-d'œuvre à cinq voix du cantor de Leipzig, le chœur reprend ses droits, bâtissant une fugue centrale pure et élastique, pétrie d'humilité. Un programme à retrouver prochainement sur disque, puisque Gli Angeli Genève y a consacré son deuxième enregistrement, à paraître chez Sony-BMG. »

 

Le Temps, 31 mai 2005 : L'envolée de Gli Angeli Genève

"L'ensemble Gli Angeli Genève et son chef Stephan MacLeod ont accompli un pas de plus dans la longue marche qui les mènera à parcourir l'intégrale des Cantates de Bach. Le rendez-vous de ce dimanche n'était que le deuxième […], mais il a révélé des certitudes de taille. Première parmi toutes, la très belle tenue artistique de ce projet ambitieux. Car, en dépit de l'état embryonnaire du parcours, l'ensemble genevois a suscité un enthousiasme aussi unanime que celui qui a accompagné l'arrivée de Bach à Leipzig.

[…] La cantate BWV 22 […] ouvre un concert mémorable. L'accoustique qui arrondit les graves et assèche les aigus, met en relief la verve du continuo […] et son phrasé puissant et délicat. Mais ce sont surtout les voix de la basse Stephan MacLeod et du ténor Gerd Türk qui impressionnent. La première pour sa portée et sa théatralité, la seconde par la sensation de légèreté qu'elle dégage. Les équilibres subtilement calibrés de l'ensemble se révèlent enfin lors du "Choral" qui clôt l'œuvre.

[…] La soprano Maria Cristina Kiehr, de sa voix splendide et cristalline, fait merveille, et le concert prend son envol avec l'œuvre qui inaugure le nouveau statut de Bach: la Cantate BWV 75. Ici, Gli Angeli Genève atteint l'apogée: l'alto Michaela Selinger se libère magnifiquement, alors que la trompette de Dennis Ferry confère à l'œuvre des sonorités âpres et organiques."

 

Le Temps, 8 septembre 2003 : Les anges s’invitent chez Amadeus

« Dans la grande de la Touvière, une chauve-souris tournoie avec une élégance imprévisible, grisée par les sons. L’ensemble genevois Gli Angeli sort lentement d’une pénombre délicatement éclairée. La voix profonde de son chef et fondateur, Stephan MacLeod, se déploie avec une grande agilité. Elle aussi s’extrait des ténèbres pour s’éclairer progressivement. De profundis clamavi, la cantate de Nicolaus Bruhns (1665-1697) est l’une des plus belles pièces interprétées samedi soir par la nouvelle formation au Festival Amadeus.

Alternant les humeurs mélancoliques et les élans vers la lumière, relevant tantôt de douloureuses dissonances pour rebondir ensuite avec souplesse, Gli Angeli dialoguent, se répondent en échos. On sent une grande intelligence musicale, alliée au plaisir de jouer. Il faudrait pouvoir citer chaque membre. A défaut de le faire dans ces quelques lignes, donnons au moins les noms de Margarete Adorf et Amandine Beyer, deux violonistes qui répondent avec virtuosité aux appels de la voix. Le jeune ensemble relève les beautés, les formidables déviances et extravagances du répertoire de la musique baroque allemande, avec cette même élégance imprévisible qui caractérisait le vol de la chauve-souris... »